Se laver les mains, porter le masque et maintenir la distanciation sociale

Alors que la pandémie continue de battre son plein et que le déconfinement s’amorce graduellement, diverses mesures de sécurité demeurent en vigueur. C’est le cas du lavage des mains, du port du masque de plus en plus recommandé et de l’observation de la distanciation sociale. Pendant ce temps, les violences conjugales masculines continuent de sévir et les femmes qui les subissent, comme les enfants qui y sont exposé.e.s, sont aux prises avec un isolement sans pareil. À preuve, les femmes qui parviennent à demander de l’aide sont surtout celles qui oeuvrent dans les services essentiels et qui, de ce fait, ont la possibilité de sortir de chez elles, donc de faire des appels alors qu’elles ne sont pas en présence de leur conjoint. Dans ce contexte, s’il importe de se laver les mains vigoureusement et régulièrement, il ne faut pas, concernant les violences conjugales, s’en laver les mains. Au contraire, il est plutôt conseillé de maintenir une vigilance accrue et constante de ce qui se passe autour de nous. Les violences conjugales masculines constituent un fléau social où chacun.e peut jouer un rôle. Si au cours des premières semaines de la pandémie, le port du masque n’était recommandé que pour les malades et le personnel soignant, depuis, l’idée de mettre un masque dans les espaces collectifs ou lorsque les 2 mètres de distanciation ne peuvent être respectés fait son chemin et constituerait une mesure additionnelle valable. Les réserves émises initialement quant au port généralisé du masque reposent sur le faux sentiment de sécurité qu’il procure avec le risque de relâcher la vigilance. Ce faux sentiment de sécurité, les femmes violentées l’expérimentent quotidiennement. Elles dissimulent leurs souffrances derrière un masque, sous la pression sociale, pour taire leur vécu, pour échapper aux jugements, pour préserver la cellule familiale, pour éviter les représailles de leur conjoint, parce qu’elles ne veulent pas nuire à sa réputation, parce qu’elles se croient faussement responsables, parce qu’elles ont honte, parce qu’elles craignent de ne pas être crues. Pour voir au-delà du masque, il importe de faire preuve de bienveillance, d’écoute, de non-jugement. Ne relâchons pas la vigilance devant une femme qui semble triste, qui est effacée ou nerveuse en présence de son conjoint, qui a peu de contacts sociaux, qui présente souvent des blessures dont l’explication donnée tient plus ou moins la route. Une oreille attentive, l’assurance de votre disponibilité et de votre affection peuvent faire toute la différence. On nous le répète, la distanciation sociale perdurera pour un certain temps. Les rassemblements avec la famille, les collègues ou les ami.e.s, devront respecter certaines mesures de protection sanitaire. Le risque demeure que les femmes violentées et leurs enfants soient confronté.e.s à un isolement accru. Dans ce contexte, l’isolement rime avec enfermement et n’est pas sans risque. Une proche est plus silencieuse que de coutume, ne publie plus de messages sur les réseaux sociaux, ne vous appelle plus, prenez l’initiative de la contacter et maintenez le lien avec elle. N’hésitez pas à lui dire que son silence vous inquiète et assurez-la de votre soutien, peu importe les circonstances. Qui sait, vous sauverez peut-être une vie ! Les maisons d’aide et d’hébergement peuvent vous conseiller et vous venir en aide 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il en va de même de la ligne sans frais SOS violence conjugale :1 800 363-9010. Monic Caron, pour L’ Alliance gaspésienne ______________________________ https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1696251/comment-porter-masque-bonne-facon-erreurs https://fr.freepik.com/vecteurs-premium/se-laver-mains-pour-soins-personnels-quotidiens_6412788.htm https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1692459/coronavirus-covid-19-pandemie-protection-contagion http://ipa-troulet.fr/blogphilo/2019/05/16/masque/ Vous voulez en savoir davantage sur nos ressources, vous avez besoin d’aide, communiquez avec nous ou visitez-nous au www.alliancegaspesienne.com ou suivez-nous sur Facebook.

Pour un avenir sans violence… Initiative - Compétence - Synergie