La racine du mal


On définit usuellement le féminisme comme étant un « ensemble d’idées et de mouvements qui font la promotion des droits des femmes et de l’égalité des sexes dans la société ». Cette définition renvoie aux bases même du féminisme. Mais, le féminisme est aussi « …une riposte, une réponse pour se défendre de la misogynie », de cette haine des femmes.


Le patriarcat, qui règne dans la plupart des sociétés, confère aux hommes le pouvoir. On leur enseigne qu’ils sont les plus forts, qu’ils sont en autorité, qu’ils sont maîtres. C’est pourquoi les violences faites aux femmes sont intimement liées au patriarcat. C’est aussi pourquoi ces violences accompagnent les femmes partout, tout le temps. Car, « Vivre dans la peur du viol, c’est violent… Les violences conjugales, c’est violent. Sont également violent.e.s l’invisibilisation des femmes dans l’histoire, leur précarité, ainsi que le contrôle abusif pratiqué sur leur corps. » Se faire regarder comme une proie, c’est violent. Encaisser les touchers non désirés, c’est violent. Accéder moins facilement aux promotions en raison de son genre, c’est violent. Faire face à un système de justice qui laisse son agresseur en liberté et minimise la portée des violences subies, c’est violent.


L’homme exerce les violences pour empreindre son statut supérieur, son statut dominant. Et ce qui rend le patriarcat redoutable, c’est qu’il est familier, traditionnel, « normal ». Par exemple le masculin l’emporte sur le féminin. La règle est désuète, pensez-vous? Si un duo, femme et homme, coanime une émission, on parlera des animateurs (au masculin seulement, rendant le féminin invisible), etc. L’homme est considéré comme le chef de famille. Vous en doutez? Lorsque les enfants portent le nom de famille d’un seul des 2 parents, pourquoi s’agit-il presque invariablement de celui du père?


L’homme violente, l’homme tue, car on lui a dit que tout lui appartient, incluant sa conjointe. Bien sûr, tous ne recourent pas aux violences, notamment aux violences conjugales, et tous ne sont pas des meurtriers. Mais le patriarcat leur permet de l’être sans courir de très grands risques, aux vues des sentences dérisoires accordées dans des dossiers d’agressions sexuelles et de violences conjugales, dont des absolutions conditionnelles.


Face aux violences conjugales et aux agressions à caractère sexuel trop souvent banalisées et impunies, lorsque les auteurs de ces crimes sont laissés en liberté parce que leur carrière a plus de valeur que la sécurité des femmes, qu’attend-on des femmes? Qu’elles mènent des luttes pacifistes, que leur féministe ne soit pas radical? Le patriarcat ne discute pas les règles, il les impose et ne disparaîtra pas si on le lui réclame délicatement. Le patriarcat souhaite que le féminisme ne bouscule pas trop l’ordre établi. C’est-à-dire, que nous pouvons mener des luttes féministes certes, pour autant que notre féminisme ne soit pas radical. Ce que le patriarcat craint, du féminisme radical, c’est qu’il s’attaque à la racine du problème, à savoir justement, le patriarcat!


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Monic Caron, pour L’Alliance GÎM


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Source : Irene, La terreur féministe Petit éloge du féminisme extrémiste, Éditions Divergences, s.l. 2021. 121 pages.

Antidote 9 Féminisme définition

Irene, La terreur féministe Petit éloge du féminisme extrémiste, Éditions Divergences, s.l. 2021. Page 93.

Ibid pages 67 et 68. Féminisation libre.

https://www.narcity.com/fr/ingenieur-quebecois-accuse-agression-sexuelle-obtient-absolution ; https://www.bing.com/ck/a?!&&p=8cf56edca5fa00d2JmltdHM9MTY2NzAwMTYwMCZpZ3VpZD0zOGUyNWUwOC0yZWJjLTYyMDktMDU2YS01MTNjMmZjNDYzNWUmaW5zaWQ9NTI1MA&ptn=3&hsh=3&fclid=38e25e08-2ebc-6209-056a513c2fc4635e&psq=joshua+schoo&u=a1aHR0cHM6Ly93d3cubXNuLmNvbS9mci1jYS9hY3R1YWxpdGVzL3IlYzMlYTlnaW9uJTIwZGUlMjBnYXRpbmVhdS9jb3VwYWJsZS1kZS12aW9sZW5jZS1jb25qdWdhbGUtdW4tZ2F0aW5vaXMtcmUlYzMlYTd vaXQtdW5lLWFic29sdXRpb24tY29uZGl0aW9ubmVsbGUvYXItQUExMGpmQ0U&ntb=1

Radical : Étymologie - Emprunt au latin tardif radicalis, ‘relatif à la racine’ ; du latin classique radicis, génitif de radix, ‘racine’. Antidote 9.


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