Confinement et violences conjugales ne font pas bon ménage !

Sainte-Anne-des-Monts, le 15 avril 2020! Le Centre Louise-Amélie à l’instar de l’ensemble des maisons d’aide et d’hébergement pour femmes violentées dans un contexte conjugal et leurs enfants figure, à juste titre, parmi les services essentiels. Le confinement entraîne chez plusieurs de l’inquiétude, de l’anxiété, de la peur, de la détresse qui, lorsqu’elles s’ajoutent à des problèmes déjà présents, constituent des facteurs aggravants susceptibles de précipiter, en nombre, en intensité et en sévérité, des épisodes de violences. L’isolement qu’impose le contexte de pandémie constitue une difficulté de plus pour les femmes qui souhaitent rompre d’avec leur conjoint violent, puisqu’elles ne disposent pour ainsi dire plus de moments sans surveillance du conjoint. Les enfants ne sont pas épargné.e.s. Elles et ils sont exposé.e.s 24 h/24 aux tensions qui règnent au sein du couple et sont ainsi plus susceptibles d’être témoin des violences que subit leur mère. Privé.e.s de leurs activités habituelles, les enfants sont plus vulnérables, puisqu’elles et ils ont moins accès à d’autres adultes, leurs grands-parents et leurs professeurs par exemple. Leur développement, leur équilibre et leur sécurité sont mis à mal. Nous pouvons cependant toutes et tous faire la différence. Faire preuve de vigilance, dénoncer toute situation de violences conjugales dont nous sommes témoin, maintenir un contact téléphonique ou par le biais des réseaux sociaux avec nos proches, être à l’affût d’une interruption inhabituelle de communication sont à la portée de chacun.e. Vous soupçonnez une situation de violences conjugales et ne savez pas comment aborder le sujet, communiquez avec le Centre Louise-Amélie, nous vous épaulerons (418 763-7641). En raison de la pandémie, Le Centre Louise-Amélie a mis en place des mesures sanitaires qui répondent aux directives gouvernementales, afin d’assurer la santé et la sécurité des personnes hébergées. N’hésitez pas à demander de l’aide, il n’y a pas de mauvais moment pour fuir les violences conjugales. Si le confinement est difficile pour tout le monde, il est dangereux pour les femmes et les enfants confronté.e.s aux violences conjugales masculines. La COVID-19 ne met pas les violences conjugales sur pause, au contraire, la situation risque d’intensifier les tensions. Les maisons d’aide et d’hébergement encouragent les femmes à demander de l’aide. Elles continuent d’être accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il en va de même de la ligne sans frais SOS violence conjugale 1 800 363-9010.